La norme ISO 26000 a le mérite de proposer une définition internationale de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et d’en poser les grands enjeux et principes fondamentaux ; pour autant, elle est le produit d’un consensus difficile, et apparaît comme un catalogue parfois indigeste, de recommandations générales.

L’ISO 26000, rappelons-le, ne peut donner lieu à une certification. Ceci  n’empêche pas toute entité de faire évaluer par un tiers externe – quel qu’il soit- le degré d’intégration des principes de RSE dans ses politiques et pratiques. A l’aune de la norme ISO 26000, les offres « d’évaluation ISO 26000 » se multiplient. Nous pointons ici  le risque de foisonnement de grilles d’évaluation, brouillant la lecture et l’analyse des résultats, et, en fin de compte, leur crédibilité.

Dès lors, comment garantir la pertinence des critères d’évaluation, au regard de chaque secteur professionnel, tant les principes de la norme ISO 26.000 sont vagues et multiples ?

Il y a  urgence  à s’accorder, entre acteurs et parties prenantes du Logement social, pour extraire de  l’ISO 26.0000 des recommandations appropriées au niveau sectoriel, puis les traduire au sein des organismes en enjeux et principes opérationnels.

C’est dans cette logique que DELPHIS a décidé de s’associer à la démarche collective menée par la Fédération des ESH. Au regard de l’ISO 26.000, elle vise à définir avec l’appui technique de VIGEO et dans un dialogue  avec les parties prenantes, les grandes attentes et enjeux de la RSE  pour le secteur du logement social.

Cet exercice met ainsi en cohérence les volets essentiels d’une démarche RSE, en permettant :

- de guider les bailleurs sociaux dans l’élaboration et le déploiement d’une politique RSE ;

- d’établir des critères d’évaluation communs ;

- de définir des indicateurs de reporting correspondants.

La position de DELPHIS est qu’il est important que cette grille soit collectivement adoptée tant par  les acteurs du logement social, que par les évaluateurs ISO 26000. DELPHIS pour sa part, fera évoluer EURHO-GR, son référentiel d’indicateurs, de manière à ce que les organismes le pratiquant soient  équipés pour le reporting de l’exercice 2011.

Nos parties prenantes n’ont que faire de querelles institutionnelles entre représentants de bailleurs ou de rivalités mercantiles entre évaluateurs. L’intérêt supérieur du secteur prévaut.

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