Le 20 janvier dernier, la fédération des E.S.H. a tenu un séminaire des plus intéressants sur les démarches RSE dans les S.A. H.L.M. Ce séminaire riche en contenus et interventions a permis de mesurer les progrès accomplis depuis trois ans. Sans vouloir faire un plaidoyer pro domo, il nous paraît utile de rappeler l’importance du rapport annuel R.S.E. à l’heure où les audits vont se multiplier suite à l’initiative de la fédération.
A DELPHIS, nous concevons la R.S.E. comme devant marcher sur deux jambes: Le reporting et l’audit. Et s’il doit y avoir un pied d’appel pour mieux faire le premier saut, nous estimons que c’est le rapport R.S.E.
Pourquoi? Si la R.S.E. est une démarche stratégique de l’entreprise par laquelle elle rend compte notamment de sa performance globale à ses parties prenantes, c’est à bon escient que la seule obligation ressortant de la loi du 12 juillet 2010 soit la publication d’un rapport RSE par une entreprise ou groupe d’entreprises de plus de 500 salariés. Que ce rapport soit exhaustif et véridique, que le projet de l’entreprise y soit exposé de manière sincère, que les indicateurs de performance n’y soient pas ceux d’un auto-référentiel mais partagés par tout un secteur professionnel, la loi le dit aussi. Que la véridicité fasse l’objet d’un contrôle du CAC, que la performance soit évaluée par un audit et communiquée dans le dit rapport, tout cela est bel et bon mais là encore, attention à ne pas oublier les parties prenantes et à leur donner la parole.
Lors de récentes controverses quant à l’application de la loi , MEDEF, O.N.G. et Syndicats de salariés ont croisé le fer. C’est à tout le moins le signe que la RSE est devenu elle-même un enjeu sociétal et que les parties prenantes demandent un droit d’expression dans les rapports R.S.E. des entreprises. C’est plutôt bon signe si l’on sort des a priori idéologiques sur le R.S.E. ( régulation par la loi versus régulation par le contrat)
Ne soyons pas frileux. Si l’on veut écarter définitivement tout risque de nombrilisme et que les entreprises du secteur du logement social apparaissent comme des partenaires autonomes sur leurs territoires, pourquoi ne pas aller un pas plus loin et associer nos parties prenantes (collectivités, locataires, entreprises, syndicats …) en continu et en interne au pilotage de la R.S.E. ? N’est-ce-pas ce que les organismes H.L.M. font déjà partiellement (conseil de concertation locative,…)?
Alors, de l’imagination, du courage et au travail!

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One Response to “R.S.E. et Logement social: éviter le nombrilisme!”

  1. Bonjour,
    Vous avez raison, en tant que délégué syndical d’une entreprise adhérente DELPHIS, j’ai hâte d’avoir un droit d’expression dans le rapport RSE.
    A suivre …

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